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Plasticienne pluridisciplinaire moscovite, photographe, critique de design et d’architecture, je vit et travaille en France (Occitanie) depuis 2010.

 

Je conçois des volumes et des reliefs abstraits et épurés, qui s’inspirent à la fois de la nature, de l’art des civilisations primitives, de l'esthétique du minimalisme et de la création architecturale contemporaine. Parfois, il m’arrive de privilégier également des géométries fantaisistes et radicales dans l'esprit de l’anti-design italien des années 1960, que j’aime particulièrement.

 

Je travaille avec différentes matières - tissu, porcelaine, grès, laine, bois carbonisé etc. - car dans mes recherches artistiques, ce sont ces textures opulentes et authentiques qui galvanisent mon imagination et ma créativité. La dramaturgie de chacune de mes œuvres participe toujours à l’équilibre sensuel qui s’instaure entre la forme, la texture, le jeu du clair-obscur et les éléments graphiques.  

Ces dernières années, je me suis concentrée sur l’observation des mouvements lors de la formation naturelle de matières minérales ou organiques : sur les érosions littorales, sur l’écume blanchâtre de la cascade, sur les surfaces tortueuses de vieilles écorces, sur les jupes colorées de champignons lignicoles… Et pour tenter de les imiter, chaque fois j’ai choisi une matière particulière : du bois carbonisé - pour l’érosion côtière (panneau mural Pur noir, 2018 ), de la porcelaine - pour l'écume (panneau mural Cent nuances de gris, 2018), du tissu plié - pour l’écorce (série sculpturale Préexistence, 2019-2021).

 

«L’artiste compose, guide et se laisse guider en accompagnant de ses mains les matériaux et les textures. Elle ne force ni ne tord. Son désir de création allie ses connaissances sur les origines de l’humanité, sa culture de l’art contemporain, son goût pour la nature et la contemplation. Chaque sculpture a une histoire, une source d’inspiration particulière, des édifices religieux de Mésopotamie aux paysages et ambiances de silence… «pour toucher le sujet». 

Ces séries reflètent une introspection féminine subtile, cette si belle façon d’être reliée au monde dans son infini, tout en restant attentive et émerveillée par les petits détails qui rendent la vie précieuse». 

                                                                                    extrait d'un article de Colette LÉGER 

«L'œuvre (Préexistence #1) de Katia Terpigoreva, c'est une œuvre exigeante, qui sait diriger le spectateur et qui sera activée lorsqu'elle se produira. Quand elle accepte sa sensualité».

                                                                                               critique d'art Antonio ORTEGA